banner-noshale1.jpgA l’appel de la Coordination des Collectifs contre le Gaz de Schiste

TOUS ET TOUTES CONTRE LES GAZ ET HUILES DE SCHISTE

La Coordination nationale des collectifs contre la prospection et l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste a décrété le 17 avril 2011 journée de mobilisation sur tous les territoires concernés par les permis de prospection accordés par le Ministère de l’Ecologie en mars 2010, mais aussi dans les régions visées par d’autres permis à l’étude actuellement.
Le gouvernement français a été contraint de reculer par la mobilisation de la grande majorité des habitants et des élus de ces territoires : il a suggéré aux industriels une pause pour tenter de calmer le jeu et confié une mission chargée d’« expertiser » l’impact de cette nouvelle fuite en avant industrielle au Conseil Général de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies, dont la composition laisse prévoir qu’il abondera dans le sens des prospecteurs à quelques détails près.
Un rapport d’étape devrait être publié le 15 avril, quelques semaines avant le rapport définitif. Nous ne sommes pas dupes des manoeuvres de retardement de ceux qui ont procédé à un véritable coup de force en accordant des permis sans aucune information ni débat.

En Midi-Pyrénées, 2 manifestations sont organisées:

 A CAHORS (Lot) à 15 heures place Charles de Gaulle

 A NANT (Aveyron) de 12 heures à 17 heures avec pique-nique tiré du sac (nonaugazdeschiste@gmail.com)
Tract Nant

Pour la manifestation de Cahors, un co-voiturage pourra être organisé au départ de Toulouse. Contactez Fernand Odon (fernand.odon@wanadoo.fr)
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Communiqué d’Attac France

Pour une transition énergétique

Le refus de l’exploration et de l’exploitation future des gaz et huiles de schistes se traduit en France par une mobilisation populaire inédite, spontanée, ancrée dans les territoires et soutenue par nombre d’élus locaux et collectivités territoriales. Le gouvernement en a saisi l’enjeu : pour préserver les chances d’extraction future et les intérêts des firmes se trouvant déjà sur le pont de ce nouvel eldorado, il a d’abord proposé une pause et une expertise. Devant la détermination et l’amplification de la résistance, les grandes manœuvres ont commencé : pseudo commission d’enquête (nommée par N. Kosciusko-Morizet et composée de personnes ayant des intérêts directs dans les sociétés d’exploitation), décisions contradictoires (J.-L. Borloo, alors qu’il était ministre de l’écologie, octroyait des permis de prospection en mars 2010 puis déclarait s’y opposer un an après), et finalement annonce qu’il faut “tout remettre à plat” et “annuler les autorisations déjà données, sans toutefois fermer la porte à toute possibilité d’exploitation” (F. Fillon, le 13 avril). Le Premier ministre propose désormais l’examen en urgence d’un projet de loi. Autant dire que la mobilisation doit encore s’amplifier !

Et cela d’autant plus qu’en sourdine, on commence à entendre la musique bien rodée pour le nucléaire «français» : il serait possible de trouver des techniques qui résoudraient les problèmes environnementaux provoqués par l’extraction de ces gaz aux États-Unis et au Canada. Disons que l’enjeu est de taille : la crise énergétique, majorée par la catastrophe nucléaire de Fukushima et la progression des appels à sortir du nucléaire, accentuée en France par le sabotage de la filière photovoltaïque, explose au grand jour. Le refus de l’extraction des gaz et huiles de schistes, au-delà de la destruction des écosystèmes et de la disparition des activités qu’ils abritent, pose la question d’une transition énergétique urgente.

Nous ne choisirons pas entre des techniques mortifères : gaz et huiles de schistes d’un côté ou nucléaire de l’autre. Les solutions techniques existent déjà, d’autres sont certainement à rechercher, c’est la volonté politique qui manque. S’il est des grands travaux à entreprendre, c’est dans le domaine de la sobriété énergétique qu’ils sont les plus prometteurs : création d’emplois nouveaux et sauvegarde des écosystèmes, accès pour tous à un minimum d’énergie et taxation des surconsommations, lutte contre le changement climatique, décentralisation de la production d’énergie et relocalisation des activités, reconversion de l’agriculture et des industries les plus polluantes. C’est pour un tel programme, qui renoue avec l’espoir de préserver la vie et lui donner un sens, que nous sommes nombreux à désirer nous mobiliser !

Attac France,
Paris, le 14 avril 2011


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