Dans toute l’Europe les populations se mobilisent contre les plans d’austérité qui partout
visent à nous faire payer la crise… Le 24 juin, en France, la mobilisation contre le projet de
contre-réforme des retraites a passé un cap : 2 millions de manifestant.e.s ont exprimé leur
refus de voir leurs acquis sociaux une nouvelle fois reculer ! Nous les jeunes sommes
concernés car il s’agit de notre DROIT, à nous aussi, à une retraite digne et solidaire !


logo_retraite_jeunes.gifUne attaque inacceptable contre nos
retraites, contre nos droits !

La contre-réforme du gouvernement prévoit
de reculer l’âge légal de départ en retraite de 60 à
62 ans, d’augmenter à 41,5 le nombre d’annuités
nécessaires pour toucher une retraite à taux plein, et
de porter de 65 à 67 ans l’âge minimum auquel un
salarié n’ayant pas cotisé la totalité de ses annuités
pourra partir avec une retraite à taux plein.

Les conséquences de ces mesures seront
dramatiques. Les pensions vont encore baisser.
Obliger des salariés déjà usés par 40 ans d’activité
professionnelle à travailler 2 ans de plus aura pour
conséquence une baisse de l’espérance de vie et
surtout de l’espérance de vie en bonne santé. A
cause du chômage de masse et de l’allongement de
la durée d’étude, les jeunes aujourd’hui s’insèrent sur
le marché du travail aux alentours de 27 ans. Pour
notre génération cotiser 41,5 annuités signifiera
partir en retraite à 68 ans, ou partir avant avec
une retraite plus faible !

Une contre-réforme pour nous faire
payer leur crise !

Le gouvernement invoque un « argument
démographique
» : on vit plus longtemps, donc il
faudrait travailler plus longtemps. Or l’augmentation
de l’espérance de vie n’est pas nouvelle, elle n’a
pas empêché que le temps passé au travail dans
une vie baisse en parallèle
grâce au partage des
gains de productivité et à une meilleure répartition
des richesses.

L’objectif en fait n’est autre que de satisfaire les
marchés financiers
. Face à l’aggravation des
déficits provoqués par la crise – dont ils sont à
l’origine, les marchés financiers exigent, pour parer à
tout risque de non remboursement de la dette
publique, la restriction drastique des dépenses
publiques et sociales. L’ajustement structurel en
Grèce, la réforme des retraites en France, les plans
d’austérité partout en Europe obéissent à cette
même logique…

C’est la logique de gouvernements à la botte des
marchés financiers
! L’affaire Woerth-Bettencourt a
mis à jour les liens serrés qui existent entre le
pouvoir politique et les plus riches. Les régressions
sociales ne cessent de s’enchaîner depuis des
années. Les libéraux permettent aux détenteurs des
capitaux de détourner toujours plus de richesses à
leur profit, notamment par des politiques menées au
niveau de l’Union européenne de déréglementation
des marchés, libération des capitaux, mise en
concurrence des systèmes sociaux…

Avec la réforme des retraites, le gouvernement nous
demande de payer plus alors même que les bonus
versés aux actionnaires repartent à la hausse ! Cette
contre-réforme non seulement ne touche pas à leurs
privilèges, mais est pour eux une véritable
opportunité, car la baisse des pensions va obliger
celles/ceux qui en auront les moyens à épargner
individuellement
(les autres devant se contenter de
retraites de misère). Plutôt que de financer le
système de retraites solidaires, l’argent des
salarié.e.s passera par les marchés financiers,
qui l’utiliseront pour faire du profit (encore !).

Ça suffit ! Exigeons le retrait de cette réforme !

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