avec Agnès Le Monnyer

Vice-présidente Tribunal de Grande Instance, membre du Syndicat de la Magistrature.


Le citoyen serait-il réduit à ses devoirs et serait-il privé de ses droits ?
Serait-il devenu celui dont on n’accepte l’expression que dans les urnes mais que l’on ne veut pas entendre hors période électorale ?
La société citoyenne serait-elle devenue si envahissante qu’elle gênerait le pouvoir, et ce alors même qu’elle paraît si peu mobilisée, si peu dangereuse ?
“La société citoyenne, combien de divisions ?â€?, combien de militants, combien de membres dans les partis politiques, les associations intervenant dans le champ politique, les syndicats ?

Et pourtant, il faut croire que la société citoyenne fait peur puisqu’elle justifie un régime juridique de surveillance et de répression dans lequel on cherche manifestement à l’enfermer et à l’étouffer : fichiers, vidéosurveillance, régimes dérogatoires de procédure offrant des garanties moindres en terme de droits de la défense, …

Surveiller et punir, comme les fondements de gouvernement. Est-ce-que Michel Foucault aurait toujours quelque chose à nous dire?

Au travers des dispositions légales ou réglementaires récentes mais aussi au prisme de l’usage des lois déjà existantes, nous nous interrogerons sur ce mouvement qui évoque la mise au pas de la société citoyenne.


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