avec :

Douglas Estevam, représentant en France du Mouvement des Sans Terre brésiliens

Jean Pierre Petit-Gras, membre des réseaux d’achat collectif de café des coopératives zapatistes du Chiapas (Mexique)


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présentation d’un film :

“Sin maïz no hay païs” : Las semillas de la dignidad

et de 2 courts-métrages :

“Copier Cloner”

“Les champs de la mort”

Le film :

« Sin maïz no hay païs » : Las semillas de la dignidad

« Sans maïs, pas de pays » : Les graines de la dignité

Sin maïz no hay païs est un voyage au cœur du maïs natif dans la Sierra Norte de Puebla, au Mexique.

Paysans et indigènes nous restituent l’histoire de leur plante sacrée et expriment leur volonté de conserver ces « graines de la dignité ».

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Le maïs est devenu un objet de lutte, entre revendications identitaires, socioéconomi­ques, activisme environnemental et dé­fense de la souveraineté alimentaire.

Réalisateurs : Jonathan Cadiot & Arthur Rifflet

Nationalite : FRANCE

Année prod. : 2008 – Durée : 48′

Version : VOSTF

Production : Arthur Rifflet

Les courts-métrages

“Copier Cloner” de Louis Rigaud – Durée 3’35”.

Excellent dessin d’animation sur l’aberration des élevages industriels.

Les vaches deviennent de simples fichiers informatiques qu’il suffit de copier/cloner. Mais elles ont quand même besoin d’espace vert et peuvent être infectées par des virus…

“Les champs de la mort” produit (entre autres) par les Amis de la Terre et la Via Campesina. Durée 12′

Ce film dérangeant dévoile les conséquences de la culture du soja en Amérique du Sud. La petite agriculture qui protège l’environnement et bénéficie à la population doit céder la place à l’agrobusiness des pesticides qui empoisonnent les communautés rurales, l’eau et la nature.

Des milliers de personnes sont expulsées de leurs terres pour laisser place aux plantations de soja. Les peuples indigènes sont chassés et leurs forêts rasées.

Le contexte

Après onze ans de moratoire, le gouvernement mexicain vient d’autoriser vingt et un essais de maïs OGM en plein champ en faveur des firmes Monsanto et Pioneer qui contrôlent à elles seules 50 % du marché des semences mondiales.

Alors que des contaminations sont déjà avérées dans des provinces reculées du Mexique, ces essais, précurseurs de cultures commerciales de grande ampleur, ne pourront qu’augmenter les risques de contamination et porteront atteinte à l’intégrité des populations tant sur le plan culturel que sur le plan alimentaire.

D’autre part, une fois bien implantées sur place, ces firmes essaieront de s’approprier par des droits de propriété intellectuelle le fond génétique des multiples espèces et variétés natives de maïs .
Parallèlement, ils chercheront par des opérations de promotion/séduction, à placer leurs technologies hybrides (OGM ou non) qui rendront les paysans dépendants en les obligeant à racheter leurs semences, au dépens de leur souveraineté alimentaire.

Ces mécanismes de privatisation sont déjà bien rôdés et d’une redoutable efficacité.

Toutes ces semences sont le bien commun des communautés qui les ont de tout temps produites et échangées pour aboutir à une biodiversité cultivée d’une extrême richesse, base de l’alimentation mais aussi de la culture des populations.

Elles sont régies par des droits d’usage collectif. Il n’est pas acceptable qu’elles deviennent des biens privés soumis aux seules lois du commerce, au profit de quelques firmes prédatrices qui par leurs stratégies industrielles productivistes sont destructrices de l’environnement, des paysanneries locales et de la biodiversité.

Le maïs mexicain possède une haute valeur symbolique, il fait partie de l’identité des peuples indigènes. Par une importante mobilisation, les citoyen-ne-s et les organisations doivent s’opposer à ce hold-up annoncé.


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