En France, comme dans les autres pays membres de l’Union, la construction européenne est une dimension structurante de toutes les politiques. Il n’existe pratiquement aucun secteur d’activité sur lequel elle n’ait pas un fort impact.

Quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur le type d’Europe en train de se construire et sur les politiques jusqu’ici menées dans son cadre, l’impératif démocratique est identique : tous les citoyens, toutes les citoyennes doivent pouvoir s’en approprier le contenu et avoir leur mot à dire sur celui-ci. Sinon, le risque est grand de voir se creuser davantage le fossé entre les aspirations populaires et les institutions européennes.
La construction européenne ne doit pas être un domaine réservé à quelques uns. Elle doit être l’affaire de toutes et de tous.

Une simple ratification parlementaire, certes parfaitement constitutionnelle, ne permettrait pas de mener ce débat dans l’ensemble du pays. Elle donnerait le sentiment que le peuple se voit retirer la parole qu’il avait prise non seulement lors du référendum de 2005, mais également lors de celui de 1992, pour la ratification du traité de Maastricht, et même lors de celui de 1972 au sujet de l’adhésion du Danemark, de l’Irlande et du Royaume-Uni.

C’est pourquoi, que nous ayons voté oui ou non il y a deux ans, nous demandons solennellement au chef de l’Etat de contribuer à l’ancrage de l’Europe dans la conscience des citoyens en organisant un référendum sur le traité modificatif


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