Conférence-débat avec Bruno Parmentier autour de son ouvrage Nourrir l’humanité – les grands problèmes de l’agriculture mondiale au 21e siècle (La Découverte).


La rencontre sera suivie à 21 h au Cratère d’une projection/débat du documentaire Notre pain quotidien de Nikolaus Geyrhalter (Autriche, 2006).

Ingénieur des mines et économiste, Bruno Parmentier, après une carrière dans la presse et l’édition, a rejoint récemment le milieu agricole en prenant la direction d’une école d’ingénieur en agriculture.

Nourrir les Français ? La tâche est relativement facile depuis qu’a disparu la malédiction millénaire qui rendait chacun inquiet de sa subsistance quotidienne, désormais remplacée par les angoisses de la « malbouffe » – obésité, allergies, diabètes, cancers, etc.

Nourrir l’humanité ? Un défi bien plus complexe, face au scandale des 850 millions de personnes qui ne peuvent manger à leur faim. Et demain, nourrir toute l’humanité, avec trois milliards de bouches de plus que les six d’aujourd’hui ? Cela frise la mission impossible, alors que la planète va manquer d’eau, de terre et d’énergie. Et qu’elle devra affronter les effets des inconséquences actuelles : réchauffement de la planète, pollution, érosion, perte de la biodiversité…

Dans ce livre, Bruno Parmentier présente toutes les facettes de ce gigantesque défi, sans doute le plus important du 21e siècle : l’agriculture, qui paraissait ringarde et dépassée, va revenir au premier plan des préoccupations de chacun. En s’appuyant sur une foule d’exemples concrets, il expose de façon pédagogique les ressorts des problèmes cruciaux les plus contemporains : OGM, commerce international des produits alimentaires, rapports du monde agricole avec l’agro-industrie et la grande distribution, subventions agricoles, pénurie énergétique, pollution des eaux, crises sanitaires, irruption de la Chine et du Brésil, commerce équitable, etc.Un ouvrage aussi complet qu’accessible, qui passionnera agriculteurs et urbains, citoyens et décideurs, et tout ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’agriculture, ici et dans les pays qui connaissent encore la faim.


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